Points clés
La France est largement considérée comme l’une des juridictions les plus complexes de Insurance Premium Tax (IPT) d’Europe. Contrairement à de nombreux marchés européens où une seule autorité fiscale et un taux d’imposition uniques s’appliquent, la France fonctionne dans un système fragmenté : plusieurs autorités fiscales, des taux d’imposition spécifiques à chaque classe, et un large éventail de surtaxes parafiscales superposées à la taxe principale.
Ce blog explore dans son intégralité le cadre IPT français : les autorités fiscales responsables de la collecte, les taux standards et réduits, le régime CATNAT (catastrophe naturelle) et son interaction avec le Fonds de Prévention des Risques Majeurs (MRPF), la taxe antiterroriste, les fonds de garantie automobile et agricole, ainsi que les diverses contributions sociales administrées par l’URSSAF.
Il couvre également le traitement spécifique des départements et collectivités d’outre-mer français (les DOMs et COMs).
- Trois organismes distincts sont impliqués dans la collecte des charges liées à l’IPT en France :
- Le Bureau des impôts français (DGFiP – Direction Générale des Finances Publiques) pour l’IPT lui-même, lus MRPF, TERR, NACF et aussi HCP
- Le FGAO (Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages) pour certains frais parafiscaux
- URSSAF pour les contributions liées à la sécurité sociale dans les affaires liées à la santé
- Le taux de l’IPT (Taxe Spéciale sur les Conventions d’Assurances ou TSCA) en France varie d’environ 0 % à 33 % selon les risques couverts par la police, bien que 9 % soit le taux le plus couramment cité pour la responsabilité civile générale et les risques matériels.
- La couverture CATNAT (catastrophe naturelle) est obligatoire en France et est soumise à une prime supplémentaire propre. Il y a une obligation de payer l’IPT et une surtaxe, le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (appelé informellement le « Fonds Barnier » ou Fonds de Prévention des Risques Majeurs, MRPF) sur la prime CATNAT
- Le recours de terrorisme (communément appelé « taxe attentat » ou TERR), qui finance le FGTI (Fonds de Garantie des victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions), était auparavant collecté via la FGAO mais, depuis 2024, est inscrit dans le cadre du processus standard de conformité IPT, ce qui signifie qu’il est désormais versé à l’Agence des impôts français et déclaré en même temps que l’IPT sur la même déclaration.
- De nombreux autres suppléments s’appliquent, notamment le Fonds national de garantie (NGF), la Contribution à la rente automobile (CAR), la Contribution des compagnies d’assurance (CIC), la contribution au Fonds national de catastrophes agricoles (NACF), et pour les entreprises liées à la santé, un groupe de contributions de l’URSSAF (CMU/TSA, CCO, ASC, HPC).
- Les territoires d’outre-mer français sont divisés en deux régimes très différents : les DOMs (Guadeloupe, Martinique, Guyane française, La Réunion, Mayotte), qui suivent globalement les règles continentales (avec des taux réduits en Guyane française et Mayotte), et les COM, qui opèrent des régimes fiscaux indépendants administrés localement.
Autorités fiscales IPT en France
Les trois organes fiscaux en France chargés de la collecte des IPT et des charges parafiscales sont :
- La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP – Direction Générale des Finances Publiques)
- Fonds de garantie d’assurance des dommages obligatoires (FGAO — Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de Dommages)
- Union pour la collecte des cotisations de sécurité sociale et des allocations familiales (URSSAF — Union de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales)
Il convient de noter que le bureau des impôts du continent est chargé de la collecte de l’IPT pour certains territoires d’outre-mer français, mais certains territoires d’outre-mer possèdent leurs propres bureaux fiscaux, ce qui complique l’IPT en France.
Qu’est-ce que le Insurance Premium Taxfrançais ?
La Insurance Premium Tax française est officiellement connue sous le nom de Taxe Spéciale sur les Conventions d’Assurances (TSCA), régie par les articles 991 à 1004 bis du Code général des impôts (CGI).
Elle s’applique aux primes d’assurance couvrant les risques situés en France, quel que soit le lieu d’implantation de l’assureur.
Contrairement aux juridictions avec un tarif forfaitaire unique, les tarifs IPT français varient considérablement selon la catégorie d’entreprise :
- 33 % pour l’assurance responsabilité civile obligatoire pour véhicules motorisés (véhicules terrestres)
- 30 % pour l’assurance incendie en général
- 24 % pour l’assurance incendie souscrite via les caisses départementales
- 19 % pour l’assurance bateau de plaisance (maritime/fluviale)
- 18 % pour l’assurance risque des véhicules motorisés non obligatoire
- 13,4 % pour l’assurance frais juridiques
- 12 % pour certains risques d’incendie professionnels ou saisonniers
- Taux standard de 9 %
- 7 % pour les risques d’incendie agricole non exemptés
- 0 % pour diverses catégories exonérées (assurance crédit à l’exportation, certains risques maritimes/aéronautiques, risques agricoles, entre autres)
La base imposable est la prime (ou « cotisation ») payable par le titulaire de la police, y compris les frais accessoires qui font partie de la contrepartie de la prime.
Parce que IPT se situe à côté, plutôt que à la place, des différentes surcharges parafiscales décrites ci-dessous et parce que la prime obligatoire du CATNAT elle-même est soumise à IPT, la charge fiscale effective sur une prime d’assurance française est souvent bien supérieure au taux IPT principal seul.
Le taux d’IPT applicable varie également en fonction de la localisation du risque dans les territoires d’outre-mer de la France. Pour les DOM (Guadeloupe, Martinique, Guyane française, La Réunion et Mayotte), la structure tarifaire continentale s’applique généralement, mais à un niveau réduit pour la Guyane française et Mayotte, où les taux IPT sont divisés de moitié par rapport à leurs équivalents continentals.
Les COMs (Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Wallis-et-Futuna) et la Nouvelle-Calédonie, en revanche, ne font pas partie du cadre fiscal français du continent : ils gèrent leur propre régime IPT indépendant (le cas échéant), avec des tarifs fixés localement et non harmonisés avec ceux de la France continentale ni entre eux, ce qui signifie que les assureurs doivent vérifier le tarif applicable territoire par territoire.
Qu’est-ce que l’accusation de terrorisme (TERR) ?
L’accusation française de terrorisme, connue informellement sur le marché sous le nom de « taxe attentat » (TERR), est une contribution parafiscale à taux forfaitaire prélevée sur les contrats d’assurance incluant la couverture des dommages matériels (y compris avions, navires et véhicules terrestres) et, à partir de 2027, les risques de responsabilité civile générale.
Il finance le Fonds de Garantie des victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGTI), qui indemnise les victimes de terrorisme et, depuis que son champ d’action s’est élargi au fil des ans, les victimes d’un éventail plus large d’infractions pénales (y compris l’homicide, les agressions sexuelles et la violence domestique).
Caractéristiques clés de l’accusation de terrorisme :
- Elle est prélevée par contrat par an, et non en pourcentage de la prime
- Elle s’applique partout où une police inclut une couverture pour dommages matériels (biens immobiliers et immobiliers, avions, navires et véhicules terrestres) et une couverture responsabilité civile générale à partir de 2027.
- Depuis 2027, le taux est plafonné à 15 EUR par contrat. Le taux fixe actuel est de 6,50 EUR (à partir de 2024), passant à 8,50 EUR à partir de 2027
- FGTI collecte également la charge TERR provenant des territoires d’outre-mer
Historiquement, la facturation a augmenté régulièrement : 4,30 EUR en 2016, 5,90 EUR à partir de 2017 (suite aux attentats terroristes de 2015–2016), 6,50 EUR à partir de 2024 et 8,50 EUR à partir de 2027. La FGTI a invoqué un déficit structurel croissant de financement comme raison d’être des augmentations successives, et le plafond statutaire relevé suggère que d’autres hausses sont plausibles dans les années à venir.
Qu’est-ce que la prime CATNAT et comment l’IPT est-elle calculée sur cette prime ?
Comme certains pays introduisent ou envisagent d’instaurer une assurance obligatoire contre les catastrophes naturelles (souvent appelée CATNAT), la France est en avance sur sa courbe. Elle dispose depuis 1982 d’un régime d’indemnisation pour la couverture des biens contre les catastrophes naturelles, financé par une prime supplémentaire obligatoire (surprime ou prime CATNAT) ajoutée à la plupart des polices pour dommages matériels et routiers.
La prime CATNAT finance la garantie étendue contre les risques de catastrophe naturelle en lien avec les contrats d’assurance pour les dommages causés par le feu, autres dommages matériels, véhicules terrestres et pertes d’exploitation, comme prévu à l’article L. 125 du Code des assurances.
Elle est calculée en fonction de la prime de base sous-jacente. Historiquement, le taux de prime CATNAT était fixé à 12 % de la prime de base pour les contrats de propriété et de biens commerciaux, et à 6 % ou 0,5 % pour les contrats automobiles, selon la présence d’un élément de couverture incendie.
À partir de 2025, ces taux ont considérablement augmenté, refletant la fréquence croissante des catastrophes naturelles et le volume croissant des indemnités à payer par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR). Les taux actuels s’élèvent respectivement à 20 %, 9 % et 0,75 %.
La prime CATNAT, en tant que prime supplémentaire, est elle-même soumise à l’IPT. Une position relativement nouvelle est récemment apparue concernant la manière dont l’IPT doit être calculé sur cette prime supplémentaire. La pratique du marché, jusqu’à présent non contestée par l’Office des impôts français (DGFiP), consistait à appliquer l’IPT sur la totalité du montant de la prime CATNAT.
Cependant, dans une lettre reçue par Sovos en réponse à une question adressée à l’Agence fiscale française, l’autorité a précisé que le montant attribuable au MRPF (actuellement 12 % de la prime CATNAT) peut être déduit de la prime supplémentaire avant de déterminer la base IPT. Cette position est conforme à l’interprétation publiée par la Fédération Française de l’Assurance (FFA).
Un autre point d’ambiguïté concerne le taux IPT applicable sur la prime CATNAT elle-même, et cela n’a pas été résolu malgré des questions répétées soulevées auprès de l’Administration fiscale française. L’incertitude provient de la manière dont la couverture de la prime supplémentaire est interprétée : s’il s’agit d’un risque de catastrophe naturelle autonome, auquel cas le taux par défaut de 9 % de l’IPT s’appliquerait, ou s’il devrait plutôt refléter la prime de base et sa couverture sous-jacente, auquel cas le taux IPT applicable à la prime de base se retrouverait sur la prime CATNAT. La pratique du marché varie en conséquence ; lorsque les assureurs adoptent cette dernière approche, cela est appelé le calcul alternatif du CATNAT IPT.
Cette ambiguïté s’étend encore plus en ce qui concerne les risques situés dans les territoires d’outre-mer de la France, où un taux d’IPT réduit de moitié s’applique selon les règles générales. Il reste incertain si cette réduction doit également se poursuivre dans la prime CATNAT, et si oui, si la réponse dépend de laquelle des deux approches ci-dessus est suivie.
Découvrez-en plus sur le régime CATNAT en France.
Qu’est-ce que le Fonds de Prévention des Risques Majeurs (MRPF) et comment il interagit avec la prime CATNAT ?
Le MRPF (Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs, également appelé « Fonds Barnier ») finance des mesures de prévention des risques naturels, notamment des programmes de rachat ou d’expropriation immobilière dans les zones à haut risque et un soutien à la planification de la prévention des risques pour les autorités locales. Son tarif actuel est de 12 % de la prime CATNAT.
Le MRPF est déclaré mensuellement à l’Agence des impôts français et inclus dans la déclaration mensuelle de l’IPT en tant que section distincte.
Quelles autres charges parafiscales s’appliquent aux primes d’assurance en France ?
Au-delà de l’IPT, de l’accusation de terrorisme (TERR) et de l’interaction CATNAT/MRPF décrite ci-dessus, les assureurs français sont soumis à un ensemble supplémentaire de surtaxes selon la catégorie d’activité et la nature du risque couvert.
Fonds national de garantie (NGF / FGAO)
Le FGAO (Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages), appelé ici le Fonds National de Garantie, est financé en partie par une contribution collectée auprès des assureurs pour les classes d’assurance dommages compulsifs, y compris la responsabilité civile automobile à tiers. La FGAO indemnise les victimes d’accidents causés par des personnes non assurées ou non identifiées.
Il y a trois surcharges à verser à la FGAO :
- Fonds national de garantie (NGF) : Le NGF est payable sur les polices de responsabilité civile automobile (MTPL) à un taux de 1,2 %.
- Contribution à la rente automobile (CAR) : Les polices MTPL sont également soumises à la Contribution pour l’Automobile Rente (CAR), parfois appelée la charge de rente, qui finance les rentes versables aux victimes d’accidents de la route ayant subi des blessures corporelles. Le taux est de 0,8 % sur la prime imposable.
- Contribution des compagnies d’assurance (CIC) :
À partir de 2024, cette contribution a remplacé la charge annuelle précédente, que le FGAO avait déterminée en fonction de la proportion du montant de la prime de l’assureur par rapport au montant total des primes des polices MTPL, et qui était prélevée par lettre. Le CIC est déclaré mensuellement par les assureurs sur les polices MTPL. Son taux actuel est de 0,58 % de la prime imposable.
Lisez notre blog dédié à la fiscalité des polices d’assurance automobile en France pour en savoir plus.
Fonds national des catastrophes agricoles (NACF)
Une contribution parafiscale distincte s’applique aux activités d’assurance agricole, finançant des arrangements de compensation pour le risque de catastrophe agricole. Ce régime est distinct du régime CATNAT décrit ci-dessus, et donc les polices couvrant les risques agricoles ne sont pas soumises à la prime CATNAT.
Historiquement, le taux NACF était fixé à 5,5 %, ce taux est passé à 11 % depuis 2023.
La NACF est déclarée mensuellement à l’Office des impôts français et incluse dans la déclaration mensuelle de l’IPT en tant que section distincte.
Contributions aux activités d’assurance santé
Les assurances et institutions mutuelles/prévoyantes rédigeant des affaires liées à la santé (assurance santé complémentaire, « assurance maladie complémentaire ») en France sont soumises à un groupe de contributions, dont la plupart sont collectées par l’URSSAF plutôt que par l’Agence des impôts française.
Ces éléments se situent en dehors du cadre standard de la IPT , à une exception près, le HCP, mais fonctionnent, en pratique, comme une couche supplémentaire de fiscalité basée sur les primes.
- Taxe de Solidarité Additionnelle (CMU/TSA) : Souvent encore désignée sur le marché par son ancien nom, la « contribution CMU » (Couverture Maladie Universelle) ; il s’agit désormais officiellement de la Taxe de Solidarité Additionnelle (TSA). Elle s’applique aux primes des contrats d’assurance santé complémentaires (couvrant à la fois le remboursement des frais médicaux et les indemnités journalières complémentaires), à des tarifs qui varient selon que le contrat soit qualifié de contrat « responsable et solidaire » ou non éligible. Les tarifs applicables varient selon la couverture et peuvent être de 6,27 %, 13,27 %, 14 % ou 20,27 %. La TSA est déclarée et versée trimestriellement à l’URSSAF.
- Contribution complémentaire (CCO): Cette contribution a été établie pour l’année 2026, payable par les organisations mentionnées au paragraphe I de l’article L. 862-4 du Code de la sécurité sociale. Elle s’applique aux primes dont la date d’entrée en vigueur est le 1er janvier 2026 ou après. La portée de la couverture est la même que pour CMU/TSA. Le taux est de 2,05 % et est déclaré et versé trimestriellement à l’URSSAF.
- Contribution supplémentaire (ASC): L’ASC est dû sur toutes les primes d’assurance soumises à la TSA. Cette contribution a été initialement introduite comme mesure temporaire de 2019 jusqu’à la fin de 2021. Cependant, elle a depuis été prolongée annuellement et devrait se poursuivre à moins qu’une disposition législative expresse ne la supprime. La portée de la couverture est la même que pour CMU/TSA. Le taux est de 0,8 % et est déclaré et versé annuellement (sur la déclaration trimestrielle du CMU/TSA) à l’URSSAF.
- Contribution des professionnels de santé (HPC): Cette contribution n’est pas versée à l’URSSAF mais à l’Agence fiscale française dans le cadre de la déclaration mensuelle de l’IPT. Le taux est fixé à 15, 20 EUR et 25 EUR selon la profession couverte, comme les spécialistes ayant le taux le plus élevé, les autres médecins et chirurgiens-dentistes, et d’autres personnes avec le taux le plus bas.
En tant que principe général commun aux contributions administrées par l’URSSAF, la responsabilité dépend généralement de l’endroit où la personne assurée réside (plutôt que de l’emplacement de l’assureur).
Les contributions à l’URSSAF sont payables si l’assuré réside en France continentale, en Guyane française, en Martinique, en Guadeloupe, à La Réunion, à Saint-Martin, à Saint-Barthélémy et à Mayotte.
IPT Reporting et installation en France
L’Agence des impôts de France est responsable de la collecte de toutes les Insurance Premium Tax lorsqu’elles sont échées. La date de point fiscal est la date d’échéance. Le rapport de Insurance Premium Tax se fait via le module SD-2787, en ligne. De manière similaire à l’IPT, le MRPF, le TERR, le NACF et les surcharges HPC sont déclarées sur la déclaration mensuelle de l’IPT.
La FGAO collecte les frais dus sur les polices de responsabilité civile automobile pour tiers. Le dépôt de ces fonds se fait mensuellement via le portail en ligne de l’organisme fiscal.
URSSAF collecte l’impôt dû sur l’assurance maladie de classe 2 (ainsi que sur la TSA/CMU, CCO, ASC), les contribuables concernés devant soumettre en ligne chaque trimestre. Le quatrième rapport trimestriel inclut la déclaration de la contribution annuelle de l’ASC.
IPT considérations pour les territoires français
En ce qui concerne les territoires d’outre-mer français, il faut faire une distinction entre les Départements et Régions d’Outre-Mer (DOMs), et les Collectivités d’Outre-Mer (COM) et la Nouvelle-Calédonie.
Départements et Régions d’Outre-Mer (DOMs)
Les DOM comprennent la Guadeloupe, la Martinique, la France, la Guyane, La Réunion et Mayotte. Ce premier groupe est traité de la même manière que la France continentale aux fins de la taxe sur les primes. Les primes couvrant les risques situés dans ces territoires doivent être déclarées de la même manière, bien qu’avec un astérisque pour la Guyane française et Mayotte, où les taux IPT applicables sont réduits de moitié.
Collectivités d’Outre-Mer (COMs) et Nouvelle-Calédonie
Les Collectivités d’Outre-Mer (COMs) constituent le second groupe de territoires d’outre-mer. Les COM, en vertu de l’article 74 de la Constitution française, comprennent la Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélémy et Wallis-et-Futuna. La Nouvelle-Calédonie n’est pas techniquement un COM car elle possède un statut constitutionnel unique.
Pour chacune d’elles, l’autorité fiscale locale peut prélever des taxes sur les primes d’assurance indépendamment de la France continentale. Ainsi, la plupart d’entre eux ont mis en place leurs propres régimes IPT, exigeant souvent que les assureurs nomment un représentant fiscal. Il convient de préciser que certains frais de parafisc français peuvent également être exigus.
Voici un exemple de la différence entre ces territoires, et de la complexité qu’ils peuvent engendrer :
- Polynésie française : taux d’IPT de 10 %
- Nouvelle-Calédonie : taux IPT de 7 % et une taxe finançant sa propre agence agricole/catastrophes naturelles
- Saint Martin : taux général d’IPT de 5 %, mais 10 % s’appliquaient à la navigation maritime et lagunaire des bateaux de sport ou de plaisance et des véhicules terrestres à moteur, et 15 % pour l’assurance incendie, qui pourrait être réduite
Certaines des surtaxes, comme la recharge TERR, sont perçues par des organismes officiels du continent.
Si un assureur opère en France ainsi que dans certains de ses territoires d’outre-mer, il est essentiel de connaître les subtilités des exigences de conformité IPT de chaque région.
Fondement juridique
La base juridique du Insurance Premium Tax français est constituée des articles 991 à 1004 bis du Code général des impôts, CGI, qui définissent la portée, les taux et les exemptions.
L’accusation de terrorisme est régie par l’article L. 422-1 et suivants du Code des assurances, dont les montants actuels et futurs sont fixés par l’arrêté ministériel, le plus récent étant l’arrêté publié au Journal officiel le 30 juillet 2026, suite au plafond statutaire relevé introduit par la Loi des finances pour 2026.
Le régime CATNAT est établi en vertu des articles L. 125-1 et suivants du Code des assurances, introduits par la loi du 13 juillet 1982.
La taxe MRPF/Fonds Barnier sur le surprime CATNAT était historiquement fixée dans le même cadre, son traitement budgétaire ayant été modifié par la Loi sur les finances de 2021 (CGI Article 235 ter ZE).
Le rôle et le financement de la FGAO sont définis dans les articles L. 421-1 et suivants du Code des assurances.
Les contributions administrées par l’URSSAF sur l’assurance santé complémentaire (TSA/CMU et contributions associées) sont principalement codifiées à l’article L. 862-4 du Code de la Sécurité sociale.
Quels sont les IPT défis en France ?
Les principaux défis de conformité en France proviennent du nombre important d’éléments mobiles : trois autorités fiscales distinctes, des dizaines de taux IPT spécifiques à chaque classe, plusieurs surtaxes parafiscales chacune avec sa propre base, taux et calendrier de dépôt, ainsi qu’un environnement législatif en évolution rapide où les taux et les seuils changent via les lois fiscales annuelles et les décrets ministériels, et non seulement par la législation primaire.
L’accusation de terrorisme illustre bien ce rythme de changement : elle a été multipliée par quatre depuis 2016, la dernière fois confirmée pour une hausse à 8,50 EUR à partir du 1er janvier 2027, le plafond légal étant désormais relevé à 15 EUR, laissant place à de nouvelles augmentations sans nouvelle loi du Parlement.
L’interaction CATNAT/MRPF ajoute une couche supplémentaire de complexité, notamment avec le développement récent concernant la déduction du montant MRPF de la base IPT du CATNAT, qui oblige les assureurs à revoir et potentiellement reconfigurer leur logique de calcul de l’impôt sur les primes.
Les contributions administrées par l’URSSAF (TSA/CMU, ASC et CCO) se situent entièrement en dehors du cadre IPT, ce qui signifie que les assureurs rédigeant des affaires de santé doivent gérer une voie parallèle de conformité, avec un enregistrement séparé, des dépôts trimestriels distincts et des structures tarifaires distinctes selon qu’un contrat est considéré comme « responsable et fondé sur la solidarité ».
Enfin, la distinction DOM/COM signifie que les assureurs opérant à travers les territoires français d’outre-mer sont en fait soumis à plusieurs régimes fiscaux différents superposés aux règles continentales, chacun avec ses propres exigences d’enregistrement, de représentation fiscale et de dépôt.
Comment Sovos aide à la conformité de la France IPT et parafiscale
Sovos IPT Services Gérés aide les assureurs à naviguer dans toute l’étendue de la conformité Insurance Premium Tax et parafiscale française depuis :
- Enregistrement et dépôt de l’IPT auprès de l’Agence fiscale française
- Des surtaxes administrées par la FGAO sur les polices MTPL
- Contributions administrées par l’URSSAF aux affaires liées à la santé, y compris les exigences spécifiques applicables aux DOM et COM.
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FAQ
Il n’existe pas de tarif standard unique. Les taux de l’IPT français varient selon la catégorie d’entreprise, allant d’environ 0 % pour certaines catégories exemptées jusqu’à 33 % pour certaines catégories liées à l’incendie, bien que 9 % soit le taux le plus souvent cité pour la responsabilité civile générale et les risques matériels.
La TERR est une charge forfaitaire de terrorisme par contrat finançant la FGTI, actuellement à 6,50 EUR par contrat, passant à 8,50 EUR par contrat à partir du 1er janvier 2027 suite à un arrêté publié le 30 juillet 2026. La loi sur les finances de 2026 a également relevé le plafond légal de cette charge de 6,50 à 15 EUR, laissant place à d’autres augmentations les années à venir.
Toutes les polices ne sont pas soumises à cette taxe. L’étendue de la charge est principalement des dommages matériels ; cependant, en 2027, cette charge est due sur des contrats de responsabilité civile générale.
Le MRPF (Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs, ou « Fonds Barnier ») est financé par une part (12 %) de la prime supplémentaire du CATNAT et finance des mesures de prévention des risques naturels.
Les activités liées à l’assurance santé sont soumises à la Taxe de Solidarité Additionnelle (TSA, souvent encore appelée contribution CMU), rapportée trimestriellement à l’URSSAF. D’autres contributions sont également à verser à l’URSSAF : la contribution additionnelle (ASC) au taux de 0,8 % versée annuellement, et la récente Contribution Complémentaire (CCO) au taux de 2,05 %, qui n’est destinée qu’à titre temporaire pour 2026.
Les territoires d’outre-mer de la France se divisent en deux groupes. Les Départements et Régions d’Outre-Mer, les soi-disant DOMs (Guadeloupe, Martinique, Guyane française, La Réunion, Mayotte), suivent généralement les règles continentales, avec des tarifs réduits en Guyane française et Mayotte. Les Collectivités d’Outre-Mer, les soi-disant COMs (y compris la Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Berthélemy) et la Nouvelle-Calédonie opèrent par des régimes fiscaux indépendants administrés localement, nécessitant souvent un représentant fiscal local.
L’IPT est rapporté via le module SD-2787 sur une base mensuelle. Ce rendement inclut non seulement les passifs IPT, mais aussi le MRPF, NACF, TERR charge et HPC. Les contributions collectées par le FGAO (y compris le NGF, la RCA et le CIC) sont généralement déclarées mensuellement. Les contributions administrées par l’URSSAF (TSA/CMU, ASC et CCO) sont rapportées trimestriellement.